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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 16:31

L’année 2007 verra l’arrivée ou la suite des meilleures séries américaines du moment. Celles-ci n’ont jamais été aussi abouties, novatrices, divertissantes et hauts de gamme. Voici en avant-première une sélection de ce qui vous attend cette année et que j’ai vu en VO au fur et à mesure de leur sortie aux states

 

Alors que Paris Première commence sa diffusion lundi 1er janvier 2007, la très attendue saison 4 de nip/tuck semble tenir ses promesses et relancer une série complètement plombée par une saison 3 qui s’était révélée médiocre (d’ailleurs, les téléspectateurs ne s’y étaient pas trompé). Avec, en bonus, une remarquable apparition de notre Catherine Deneuve nationale en veuve déjantée et les belles performances du J.R de Dallas dans un rôle de composition…

Je préviens tout de suite tous les étudiants qui pensaient compter sur le déclin de leur série préférée pour décrocher une bonne fois pour toute et passer leurs exams sans se prendre la tête pour le cabinet de chirurgie plastique des associés McNamara/Troy… Vous allez devoir prendre votre mal en patience et vous remettre à fréquenter le dealer cathodique: cette saison, c’est plus du coupé. C’est de la pure.

Petit rappel : la saison 3, un ramassis de petites histoires provocs jouant sur le tableau bien établit du triptyque patients farfelus/vie de couple merdique/aventures sexuelles, tenait plus de la bonne vieille popote qu'on reprend à chaque dîner en changeant juste quelques légumes, le tout variant selon l’humeur ou l’inspiration de scénaristes qu’on s’imaginait facilement comme des fonctionnaires de série chargés de remplir chaque semaine le même moule.

A croire que les scénaristes ont aussi mal digérés leurs baisses d'audience que nous (perso, je me forçais presque à regarder vers la fin).

Là, on n'a plus de petits sacs de nœuds qui se délient en moins de deux ou qui traînent dans un coin pour que, des fois, on s'y prenne les pieds. On a de vraies grosses cordes d'intrigues qui vous nouent là où ça fait mal et révèlent la densité nouvelle de nos personnages, parvenant même à nous rendre Troy amoureux.

Mc Namara parviendra-t-il à surmonter la perspective d’un fils handicapé et préserver son couple ? Nos associés se sépareront-ils à la fin de la saison ? Sortiront-ils indemnes de l’affaire de trafic de reins aux ramifications monstrueuses dans lequel leur cabinet va se trouver directement impliqué ?

Ne comptez pas sur moi pour vous révéler quoi que ce soit …

 

 

Après une saison 1 trépidante pendant laquelle Scofield met en pratique son plan pour faire évader son frère condamné à mort pour le meurtre du frère de la vice-présidente des Etats-Unis de la prison de Fox River, la série prend le large à travers les sentiers battus de La Grande Evasion avec, en ligne de mire, la frontière mexicaine et le butin caché d’un taulard mort…  Bientôt sur M6!

Si on vous dit que face au succès de la saison 1, les scénaristes ont décidé d’allonger la série et de rajouter une saison 3 et 4, vous pensez à quoi ? Au fait que l’histoire risque de tirer en longueur… Et vous aurez raison !

Le but de la saison 1 était de sortir des murs de la prison ; et le système « 24 heures chrono », fait de rebondissements et mini suspens à répétition, avait fonctionné à plein, faisant évoluer les efforts de Scofield et de ses acolytes de façon à nous laisser tout le temps à charge de suite, en haleine permanente. La saison 2 embraye donc dans la foulée, suivant chacun des évadés en herbe dans une course poursuite devant l’inspecteur ombrageux et pas très net chargé de les rattraper, un sosie de Clint Eastwood dénommé Mahone et très bien campé par William Fichtner qui donne une densité d’ombre intéressante à la série. Dans un même temps, le fameux complot dont le frère de Scofield est l’épouvantail se développe enfin, faisant prendre la mesure des ramifications de "l’Affaire". Mais au milieu de la série, alors que le butin est pris (mais par qui?) et que l’évasion est à deux doigts de réussir, les rebondissements dans un sens puis dans un autre prennent un tour invraisemblable, laissant penser que les scénaristes ont changé de cahier des charges et qu’il doivent à tout prix faire durer l’histoire sans égard pour le fil de la narration générale. Le suspens devient alors un peu fade, un peu trop tiré, exagéré… Jusqu’au 13ème épisode où un retournement ultime laisse présager la fin de ce ventre mou de mi-parcours. Espérons seulement que ce genre de baisse de régime ne se multiplie pas par la suite, devenant le symptôme d’une série qui veut durer au détriment de sa qualité narrative et de la force de son intrigue.

 

 

Partout dans le monde, une poignée de personnes ordinaires se retrouvent chacun avec un pouvoir hors du commun différent : télépathie, téléportation dans le temps, capacité de voler, de traverser les murs, d’être invincible… Ils ne savent pas ce qui leur arrive, à quoi ils sont amenés à faire face, pourquoi ils sont différents et vont tenter de percer le secret qui semble les lier tous. Un speach SF pour une série très réaliste, haut de gamme, intrigante et assez familiale. Le succès de l’été prochain sur TF1.

La saison 1 de cette série très originale est un énorme succès sur la chaîne Fox news depuis l’automne dernier. Et pour cause ! Il est mon coup de cœur de la saison 2007 et une forme très aboutie de divertissement intelligent : une intrigue un peu fantastique mise en scène de façon réaliste dans un monde actuel, avec des personnages à peu près comme vous et moi (une pom-pom girl, un candidat à la mairie de New York, un employé de bureau de Tokyo, un peintre héroïnomane), une narration sans accros et très fluide puisqu’elle est écrite à l’avance et d’une traite : les producteurs de la série ont promis que l’intrigue serait résolue à la fin de la saison 2 ! On sait quand ça finit, ce qui permet à la série de passer un contrat avec le spectateur qui ne se sentira pas floué par la suite, le décidant à suivre ainsi la série du début à la fin.

On a là une série mature, un package déjà ficelé à la base, avec une musique de générique collant complètement à l’esprit, des personnages auxquels on pourra s’attacher sachant que ce sont eux les héros (le titre de la série est assez explicite)[cf.Hiro Nakamura, le "héros" le plus attachant], sans petits arrangements faits dans notre dos et dans celle de la qualité, avec, en prime, une atmosphère originale. Ainsi qu’une intrigue qui n’a pas besoin d’être coupé en fin d’épisode pour nous tenir en haleine jusqu’à la semaine suivante : un degré de maturité plus élevé que 24 heures chrono ou Prison break, donc.

Ici, c’est l’histoire qui nous prend, et non les péripéties; c’est pourquoi, dès le premier épisode, on peut dire si on va aimer (ou non) toute la série.

Un exemple : alors que d’un épisode à l’autre on a oublié le dernier sursaut de l’intrigue d’un Prison break, on peut rester des mois sans oublier à quel moment de l’histoire de Heroes on se trouve. Il y a une cohérence en béton.

 

Ce qui pourrait faire dire à certains que Heroes n’est pas une série dans le sens strict du terme. Moi je dirais plutôt que ce n’est pas une série comme les autres.

 

 

 

 

 

Une équipe de jeunes étudiants internes en chirurgie se frottent professionnellement et sentimentalement à leurs aînés dans un hôpital réputé de Seattle… TF1 en est déjà à la 3ème saison, prévue pour septembre 2007, d’une série qui n’accuse pas de baisse de forme et a l’air de vouloir faire long feu, à l’instar du plébiscite des téléspectateurs et d’une probable arrivée en prime time.

 

 

 

 

 

 

 Grey’s, la version édulcorée d’Urgences ? Rien de plus faux pour une comparaison qui n’a pas vraiment lieu d’être, puisque cette nouvelle série ne s’intéresse vraiment aux malades et à leurs tracas de santé que comme faire-valoirs aux véritables problèmes qui rythment ces histoires (aux mœurs) légères : celles, de cœur, d’un groupe de tout juste trentenaires arrivant à un âge où leur envie balance entre ce qui leur est encore possible (mais plus pour longtemps) et leur besoin quasi obsessionnel de relation durable, de peur d’un vide affectif très caractéristique pour cet âge charnière. L’hôpital est juste un décor comme un autre, donc, et les internes en chirurgie des cas très typiques de la crise de la trentaine puisqu’ils sortent tout juste d’une dizaine d’année d’études et du giron familial. Leur confrontation aux (jeunes) dieux  de la chirurgie de l’hôpital n’est donc pas cantonnée à un échange strictement professionnel : d’ailleurs, les acteurs ont les gueules de l’emploi (play-boy élégant, blonde incendiaire, séducteur cruel et cassandre évaporée pour l’héroïne éponyme de la série, Meredith Grey).

Une série en découpage classique type séries adolescentes avec un scénario bien plus amélioré pour séduire tout autant les adultes que les petites jeunes de 15-16 ans : de quoi créer une autre génération d’aspirant médecins plus glamours (après celle d’Urgences qui se voyait en super héros en blouse blanche) pour qui la blouse serait plus faite pour être enlevée que pour être salie. Et renouveler le phantasme de la blouse blanche !

 

 

 

Une suburbs dorée post rêve américain : voici le personnage principal de la plus surprenante série à succès de 2006 qui met en scène ses propres spectatrices, les ménagères de la nouvelle middle class américaine. Il est bien loin le temps des Dallas et des Feux de l’amour… A suivre, la saison 3 sur Canal + à la rentrée prochaine.

 

 

 

 

On n’avait jusqu’à présent qu’un seul exemple de série traitant de la famille américaine : Six Feet Under, un des précurseurs de la "nouvelle vague" qui relatait les tracas quotidiens d’une famille de croques morts terrés dans le spleen de la banlieue américaine des années 90. Depuis, la guerre en Irak et les stock-options sont passés par là. Et la banlieue version 2006 telle qu’elle est décrite dans Desperate Houswives, avec ses pavillons neufs et ses 4X4 Hummer, n’a vraiment plus rien à voir : on y croise une divorcée dépressive et sa fille, une femme d’intérieur républicaine ratée et sans états d’âme, une mère de famille multifonction et une ex-mannequin devenue vamp sexy… Dont les seuls points communs sont la rue dans laquelle elles passent leur journée et l’amitié qui les lie. Ainsi, d’une série à l’autre, la suburbs est passées du statut de trou perdu à celui de quartier clean où échoue tout ce qui reste du rêve américain : le pétrole, la bouffe, les prestations de service, les émissions du Super Bowl et les devises de l’empire américain. Le ton du scénario, qui se voudrait ironique, persiste dans le premier degré d’une intrigue légère et rythmée racontant la vie sentimentale, familiale, professionnelle de ces quelques femmes attachantes et caricaturales aux caractéristiques et aux rêves de réussite très différentes. Dit comme ça, ça n’a rien de très palpitant… Et pourtant : Desperate Houswives a été présenté dès sa sortie outre atlantique comme un phénomène de société, Laura Bush elle-même en faisant l’apologie. Cette saison 3, elle, établit la série une fois l’engouement médiatique retombée, démontrant que celle-ci a su  garder son public et rehausser un niveau quelques peu  entamé pendant la saison 2 en arrêtant d’insister aussi lourdement sur les histoires de cœur de nos femmes au foyer désespérées pour leur accorder un libre arbitre plus étendu et diversifié (entre braquage au supermarché, menace pédophile et complot matrimonial)…

 

 

 

 

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Published by Dartag - dans Télé
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commentaires

Youkou en viendra Tabou ! :0029: 20/02/2007 10:37

Bon ca va , je suis a jour !!! ouff