Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La Vie réelle
  • La Vie réelle
  • : Il arrive un moment où il est conseillé de prendre les mots au sérieux................................ (ce blog est un dépôt de mes derniers articles en date - un conseil: regardez les par CATEGORIE en cliquant en haut à droite)
  • Contact

Recherche

22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 20:40

ARM – 1925– 35 mm – 1/1.37 – N & B – 74 min env.

Adapté d’un drame de Chirvanzadé, ce film muet de Hamo Beg Nazarian  est  le premier chef d'oeuvre du cinéma arménien (et son premier succès). L'intrigue se déroule dans la petite bourgeoisie arménienne de 1900, en milieu rural, et relate une histoire d'amour tragique en but aux archaïsmes et aux codes d’honneurs. Les arméniens d’Arménie le qualifient (pour rire) de premier film érotique arménien.

 

 

 

 

 

L'Honneur des hommes est la fatalité des femmes.

Une morale en forme d'épitaphe, aux pieds de l'histoire, avec Sousanna pour tombeau: le premier film arménien fut dédié à la condition de la femme... Quel symbole!

Dans une Arménie reprise par les soviets, où le monde ancien des Giours s'apprêtait à troquer ses chaumières désormais vides pour les bétons mornes d'une vie sans teint, ce film fut le témoin de la réminiscence d'un présent anachronique que les hommes cultivaient encore : que le monde change, et l'homme restera; à croire que l'éternité s'est trompée de camp. 

Soussana fut tour à tour objet de désir, de haine, d'amour, de convoitise, de commerce. Et d'Honneur... 

 

Or qui, parmi les personnages du film,  a-t-il, mieux que cet objet, atteint autant d'états humains, de sentiments contrariés, ainsi soumis à s'abîmer l'âme contre le souffle cinglant des hommes? La minuscule qu'a l'homme soustrait de l'Homme ne tient pas au seul hasard des mots.

Car au delà des ombres projetées sur la toile de ce film, il y a là une réalité palpable au-delà de tout son que ce cri muet restitue aujourd’hui intact.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Dartag - dans Cinéma
commenter cet article

commentaires