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12 août 2006 6 12 /08 /août /2006 23:33

À la tête d’une équipe formée d’amis de longue date, Neil (De Niro) attaque un fourgon blindé et s’empare d’une somme importante en obligations. Toutefois, le  nouveau de l’équipe perd son sang-froid et abat les trois convoyeurs. Neil décide de se débarrasser de ce complice peu fiable, mais celui-ci réussit à s’échapper avant d’être exécuté.

S’ensuit un face à face haletant, dans les rues froides de la Los Angeles nocturne, entre un policier intègre obnubilé par son boulot (Al Pacino) et Neil, acculé à son travail de l’ombre, tous deux tentant sauver dans un même temps leur vie privée respective… Jusqu’au face à face final, prévisible, qui décidera de qui aura le dessus sur l’autre.

Le seul film réunissant Al Pacino et Robert De Niro,réalisé par le maître du maître du genre, Michael Mann.

 

Pourquoi s'attarder sur les états d'âmes lorsqu'il suffit de contempler l'immoral fracas des hommes comme une danse macabre qu'aucune absolution, fut-elle femme, ne supprime?

On ne nous attend pas au bord du précipice, le temps semble trop court pour que la didactique prime sur l’histoire. Le seul parti pris se fait dans la suite des pas qui poursuivent leurs empreintes, où se reflète un sang qui ne nous atteint pas.

Dans le reflet de leurs moitiés perdues, c’est leurs crimes qu’ils retrouvent, comme un pendant cruel à leur désir d’aimer.

L’un et l’autre dérivent, ensemble, vers la même fatalité ; et pour nous, spectateurs, que le cadre a happé hors du décor face aux deux assassins, rien d’autre ne compte plus que l’espoir dilettante qu’ils se déshantent.

Car de ces caractères dépend toute l’essence du déroulement de l’intrigue, par delà les actions qui les ponctuent dans l’instant même des actes, car la facture sublime de la froide métropole où tout le drame s’incruste est tel un écrin sombre où plusieurs êtres se consument dans leur fatalité…

Jusqu’à ce que chacun d’eux épargne sa part d’humain, dans un geste d’abandon qui lui en rend un peu, faisant mentir le film, qui, d’implacable, s’est fait sensible.

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Published by Dartag - dans Cinéma
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commentaires

Haytoug Chamlian 20/08/2006 04:34

La première rencontre DeNiro/Pacino, ce n'est pas dans le bistrot. C'est juste avant, sur la route. DeNiro est au volant de sa voiture, Pacino s'approche lentement, ils se regardent dans le rétroviseur extérieur... C'est un moment de grâce. (Littéralement aussi, puisque, peu de temps plus tard, l'un abattra l'autre).Michael Mann a une filmographie très respectable, unique en son genre. Un style très orginal. Que beaucoup ont tenté d'imiter, tant au cinéma qu'à la télé (au fait, lui-même a momentanément flirté avec le petit écran...).Mais son meilleur film, c'est son tout premier, réalisé au début des années 1980. Il a été diffusé sous deux titres différents: "Thief", ou "Violent Streets". Avec James Caan. Je l'ai vu environ quinze fois, dont quatre en salle. J'ai encore la cassette vidéo. Complètement Usée.C'est la perfection. Une pure merveille. Tant au niveau du style, que du contenu même.Tout ce qu'il a fait par la suite fait écho à ce film initial.- Haytoug

dartag 19/08/2006 21:24

Oui, c'est vrai! la seule scène, celle du bistrot, où ils sont face à face (avant le final), ne les montre que rarement ensemble, et jamais les yeux dans les yeux. Même leur apparition conjointe est une forme de suspens.
J'ai vu Miami Beach, dernièrement (j'ai eu une place offerte, sinon je n'y serais pas allé): eh bah je pensais pas à avoir à le dire, mais c'était bon! Même avec tout pour faire comme les autres, il fait un truc spécial... En quoi? Les images! Du papier glacé bleu nuit, une atmosphère, une lumière omniprésente. Sans l'atmosphère, je n'aurais pas aimé, parce que je ne serais pas entré dans l'histoire (banale sur un papier ordinaire).
Michael Mann, c'est le meilleur buvard à scénar d'Hollywood!
Sinon, il y a Collatéral: encore très bon... Encore la force des images... Une preuve? l'image la plus forte est l'intrusion d'un loup devant la voiture dans la nuit californienne... Rien à voir avec l'histoire, pourtant! Quoique... 

Haytoug Chamlian 18/08/2006 23:19

Cet excellent film de l'excellent Michael Mann constitue la première rencontre face-à-face, à l'écran, des deux acteurs mythiques que sont Robert DeNiro et Al Pacino. On a souvent l'impression qu'ils se sont croisés dans The Godfather, mais ce n'est pas le cas. Certes, ils y tiennent tous les deux des rôles fondamentaux, mais jamais dans la même scène (et pour cause, De Niro y joue le rôle de Don Corleone, jeune, et Al Pacino celui du fils de celui-ci, à l'âge adulte...). Donc, Heat est déjà, rien qu'à cet égard, une référence cinématographique.L'autre scène d'anthologie, véritable  morceau de bravoure, est évidemment celle de la bataille rangée entre l'équipe des braqueurs de banque et les policiers, dans les rue du Centre-Ville de Los Angeles... Le bruit des rafales et l''impact des balles de Kalashnikofs criblant les voitures de police, sur fond de halètement des "guerriers urbains", est un pur moment de grâce.La scène finale est cependant décevante. Al aurait dû laisser DeNiro partir... Mais vous savez comment c'est, la concurrence entre stars... Mortelle.Haytoug Chamlian