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12 août 2006 6 12 /08 /août /2006 21:50

Manuela vit seule avec son fils de dix-sept ans, Esteban. Le soir de son anniversaire, ils vont au théâtre voir "Un tramway nommé Désir" où une actrice qu'ils adorent, Huma Rojo, tient le rôle de Blanche DuBois. À la sortie, alors qu'ils attendent pour demander un autographe, Huma monte dans un taxi : Esteban se précipite mais est renversé par une voiture. Manuela, effondrée, décide de quitter Madrid pour Barcelone, qu'elle a quitté dix-sept ans plus tôt, enceinte, et d'y retrouver la trace du père du garçon.

 

Elle y retrouve Agrado, une de ses plus vieilles amies, prostituée transsexuelle au grand cœur. Pour lui procurer un emploi, Agrado lui fait rencontrer Sœur Rosa, une jeune religieuse qui s'occupe des prostituées et des travestis. Une affiche lui signalant qu'"Un tramway nommé Désir" est en tournée à Barcelone, Manuela décide de s'y rendre. À l'issue de la représentation, elle se rend alors dans la loge de Huma. Celle-ci est désespérée de la fuite de sa maîtresse et partenaire, Nina, et les deux femmes se mettent à sa recherche : elles la retrouvent en compagnie d'un dealer... 

 

 

Il y avait un fils. Un mari. Un amant. Un père. Un garçon.

Ce sont ceux qui ont défait la trame où se sont enfoncées ces femmes ; et c’est leur absence qui les hantera de la première à la dernière minute, rendant, à celle-ci, l’hommage qui leur est dû avec l’élégance d’un art qui ne leur renie rien.

Toutes ont une raison de courir derrière une douleur, celle que leur a laissé l’autre sexe.

Elles tentent de s’en départir, mais elle fait partie de leurs êtres meurtris, et leur seule volonté, fataliste, face à une force occulte et opposée qui les a acculé à la souffrance, est d’en faire leur fardeau, cachant dans leur sein toutes les misères d’un monde qui n’est pas le leur, puisqu’elles ne l’ont pas défaites, mais subies.

Malgré cela, ces entités singulières, dont les meurtrissures, par la faute d’un autre, ont guidé les cheminements vers cette chambre meublée de Barcelone, vont souffler les morceaux qui leur restent, pour que se recollent les bouts déchiquetés de papiers qui, pourtant, ne se correspondaient pas.

La légèreté et le détachement qu’elles s’appliquent à cultiver malgré le poids qu’elles portent est de l’humilité tranquille des taches dont on ne se cache pas ; mais presque.

 

 

A croire qu’elles portent jusqu’aux remords des hommes, dont elles sont devenues la repentance.

 

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Published by Dartag - dans Cinéma
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